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Ce qui était peu envisageable au Proche-Orient, en l’occurrence une alliance entre l’Égypte et l’Arabie Saoudite, a fini par devenir réalité. En effet, la visite du roi saoudien Salmane en Égypte s’est traduite par la signature entre l’Égypte et l'Arabie Saoudite samedi de différents accords, dont un portant sur un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars. Plus d'une dizaine d'autres accords, y compris un protocole d’accord pour mettre en place une zone industrielle en Egypte, ont également été annoncés. Il est clair qu’affaiblie par les événements survenus à la suite de la chute du régime de Hosni Moubarak en 2011, l’Égypte était en quête d’un allié à même de lui permettre de renflouer ses caisses vides. De son côté l’Arabie Saoudite, également ébranlée par les baisses substantielles des prix du pétrole était à la recherche d’autres opportunités d’investissement qui lui permettraient d’améliorer ses revenus. Outre les développements que connaît la région, notamment cette crise avec l’Iran et la guerre en Syrie, ont contribué à rapprocher davantage Le Caire et Riyad, qui avaient besoin de se renforcer pour asseoir leur hégémonie sur cette région du monde arabe, l’Égypte ayant détenu le leadership pendant des décennies. Il ne fait aucun doute que pour l’Arabie Saoudite sunnite, en guerre ouverte avec l’Iran chiite, en raison notamment des conflits en Syrie et au Yémen, l’Égypte reste un allié stratégique. D’ailleurs, l’Égypte avait engagé en mars 2015 son aviation et sa marine dans la coalition arabe menée par les Saoudiens contre les chiites au Yémen, et s'était engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire. Le régime d’Abdel-Fattah al-Sissi s’est également aligné sur la décision saoudienne de classer le Hezbollah libanais comme groupe terroriste, dans le cadre de la Ligue arabe. Pour rappel, le rapprochement entre les deux capitales s’est opéré depuis que l’ex-chef de l'armée égyptienne, Abdelfattah al-Sissi a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, faisant de Ryad l’un des ses principaux soutiens. Pour rappel, l’Arabie Saoudite a débloqué au début de l’année 12 milliards d’aides financières pour la relance d’une économie égyptienne en lambeaux. Merzak Tigrine

Proche-Orient : le nouvel axe Riyad-Le Caire

Ce qui était peu envisageable au Proche-Orient, en l’occurrence une alliance entre l’Égypte et l’Arabie Saoudite, a fini par devenir réalité. En effet, la visite du roi saoudien Salmane en Égypte s’est traduite par la signature entre l’Égypte et l'Arabie Saoudite samedi de différents accords, dont un portant sur un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars. Plus d'une dizaine d'autres accords, y compris un protocole d’accord pour mettre en place une zone industrielle en Egypte, ont également été annoncés.
Il est clair qu’affaiblie par les événements survenus à la suite de la chute du régime de Hosni Moubarak en 2011, l’Égypte était en quête d’un allié à même de lui permettre de renflouer ses caisses vides. De son côté l’Arabie Saoudite, également ébranlée par les baisses substantielles des prix du pétrole était à la recherche d’autres opportunités d’investissement qui lui permettraient d’améliorer ses revenus.
Outre les développements que connaît la région, notamment cette crise avec l’Iran et la guerre en Syrie, ont contribué à rapprocher davantage Le Caire et Riyad, qui avaient besoin de se renforcer pour asseoir leur hégémonie sur cette région du monde arabe, l’Égypte ayant détenu le leadership pendant des décennies.
Il ne fait aucun doute que pour l’Arabie Saoudite sunnite, en guerre ouverte avec l’Iran chiite, en raison notamment des conflits en Syrie et au Yémen, l’Égypte reste un allié stratégique. D’ailleurs, l’Égypte avait engagé en mars 2015 son aviation et sa marine dans la coalition arabe menée par les Saoudiens contre les chiites au Yémen, et s'était engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire. Le régime d’Abdel-Fattah al-Sissi s’est également aligné sur la décision saoudienne de classer le Hezbollah libanais comme groupe terroriste, dans le cadre de la Ligue arabe.
Pour rappel, le rapprochement entre les deux capitales s’est opéré depuis que l’ex-chef de l'armée égyptienne, Abdelfattah al-Sissi a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, faisant de Ryad l’un des ses principaux soutiens. Pour rappel, l’Arabie Saoudite a débloqué au début de l’année 12 milliards d’aides financières pour la relance d’une économie égyptienne en lambeaux.

Merzak Tigrine

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