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Quelque 182 milliards de centimes à recouvrer

Bien que les dirigeants de Sonelgaz mettent en avant le statut d’entreprise citoyenne, ils expliquent néanmoins que les finalités de leur organisation sont aussi économiques.

Le directeur de la distribution gaz et électricité de Béjaïa a fait le point, hier, sur l’état d’avancement du plan quinquennal gaz et électricité. La situation est arrêtée au 30 avril dernier. Il ressort que sur les 5 125 km des consistances prévues dans le programme gaz, l’entreprise a réalisé quelque 2 292 km, soit un taux de 44,72%. “Et cela a été réalisé en l’espace de trois années”, a indiqué le directeur, M. Draï.
En matière d’électricité, on a atteint les 62%. Il faut dire que pour ces 220 chantiers, 69 entreprises ont été engagées ; et la direction de la distribution de Béjaïa y inspecte les travaux. “C’est ainsi que l’on a pu réussir à réaliser 200 kilomètres par mois”, a souligné M. Draï, qui ajoute que “400 milliards de centimes ont été payés aux entreprises et le montant qui reste à payer est de 92 milliards”. Mais on ne peut maintenir cette cadence, a-t-il prévenu ; l’entreprise a été dans l’obligation de geler un certain nombre de programmes et “si on ne recouvre pas nos créances, qui ont atteint les 182 milliards de centimes, on aura même du mal à payer nos agents”, a affirmé M. Draï. Bien que les dirigeants de la Sonelgaz mettent en avant le statut d’entreprise citoyenne, ils expliquent néanmoins que les finalités de leur organisation ne sont pas seulement sociales. Mais économiques aussi. Ces finalités doivent, certes, cohabiter mais la conjoncture exige des clients, des particuliers, des élus et responsables de l’administration, de jouer le jeu et de faire preuve d’éthique.
C’est du moins le message que le directeur de la distribution a voulu faire passer, hier, lors de la conférence de presse.
Occasion aussi de décliner un vrai “plan de bataille” pour recouvrer les créances de l’entreprise. On n’a pas manqué de tirer “la sonnette d’alarme”. Car on explique que l’entreprise “se trouve en état de détresse”. D’où cet appel aux clients “pour s’acquitter de leur redevance énergétique afin de leur éviter, d’une part, les désagréments de ces coupures et, d’autre part, permettre à (la) société d’assurer la continuité du service ainsi que le paiement des salaires de ses employés”. Raison pour laquelle la direction de Béjaïa “a tracé un programme d’urgence, qui vise à recouvrer ses créances en se basant, entre autres, sur l’encaissement à domicile en plus des autres moyens de paiement mis à la disposition des clients, à savoir les agences commerciales qui travaillent du samedi au jeudi y compris entre midi et treize heures”, ainsi que via les bureaux de poste.
On a prévenu, en outre, qu’un plan intensif de coupure a débuté le 14 mai, “auprès des clients qui refusent toutes ces facilitations pour s’acquitter de leurs redevances énergétiques et ce, conformément à l’article 85 du décret exécutif 10-95 du 17 mars 2010”, fixant les règles économiques pour les droits de raccordement au réseau et autres actions nécessaires pour satisfaire les demandes d’alimentation des clients.

M. Ouyougoute

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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