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Le nouvel an amazigh, Yennayer 2966, jour de l’an correspondant au calendrier agricole, cette date marquant le début de l’année agraire, est sacralisée par toutes les régions amazighes.

Renouer avec la diversité culturelle algérienne

Le nouvel an amazigh, Yennayer 2966, jour de l’an correspondant au calendrier agricole, cette date marquant le début de l’année agraire, est sacralisée par toutes les régions amazighes. Si, jadis, le calendrier amazigh servait plutôt à la gestion des travaux agricoles saisonniers, certains mouvements amazighs revendiquent aujourd’hui même le droit de faire du nouvel an amazigh une fête nationale en Algérie.
“L’événement est tellement politisé, cette année, qu’il en a perdu un peu de sa symbolique”, commente Mokrane, un Amazigh pure souche, de la commune de Djaâfra, environ 40 kilomètres au nord de Bordj Bou-Arréridj. Mais chez la plupart des familles, la célébration du nouvel an amazigh est une véritable fête. Ces derniers temps, plusieurs associations et organisateurs se penchent sur l’héritage culturel des Imazighen pour ressusciter cette tradition et la perpétuer. En effet, la région de Bordj Bou-Arréridj fête, depuis des années, Yennayer, en offrant au grand public la possibilité de renouer des liens avec la diversité culturelle algérienne, aussi bien au niveau culinaire et musical que culturel. Les chefs de famille préparent activement cette occasion par l’achat de différents ingrédients à utiliser lors du dîner de la veille communément appelé en kabyle “Imensi n yennayer”.
C’est un jour spécial, marqué par de savoureux repas accompagnés majestueusement de rites symboliques. Dans chaque maison, on sacrifie un coq pour l’occasion. Et à défaut de viande, chaque membre de la famille sera représenté par un œuf surmontant une couronne de couscous. Le dîner est servi, ce jour, tard, et se doit d’être copieux, ce qui, aux yeux des Imazighen, augurera d’une année abondante. La viande de l’animal sacrifié y sera servie conformément au rite. Achedlouh (viande séchée) est la plus en vue à cette occasion, qui permet à de nombreuses familles de renouer avec les habitudes ancestrales. En cette journée, pour beaucoup de familles, le premier Yennayer suivant la naissance d’un garçon est d’une importance non négligeable. Le père effectue la première coupe de cheveux au nouveau-né et marque l’événement par l’achat d’une tête de bœuf. Ce rite augure à l’enfant le titre de futur responsable du village. Un rite marquant également la première sortie du garçon au marché pour s’offrir la responsabilité.

Chabane BOUARISSA

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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