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Quelque 1,5 million de personnes vivent encore à Mossoul et pourraient se retrouver piégées par les violents combats ou être utilisées comme boucliers humains par les terroristes, comme ils l’ont fait dans d’autres villes qu’ils ont récemment perdues en Irak ces derniers mois. Devant ce risque très élevé de drame humanitaire, plusieurs organisations humanitaires ont réclamé l’instauration de couloirs sécurisés pour que les civils puissent fuir les combats, d’autant que la ville pourrait être soumise à un siège par les forces irakiennes. Ainsi, la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour l’Irak, Lise Grande, a déclaré que les gens n’étaient pour l'instant pas très nombreux à fuir Mossoul mais a fait état de possibles “importants mouvements de populations (...) d’ici cinq à six jours”. Environ 200 000 personnes pourraient être déplacées “dans les deux premières semaines”, un chiffre susceptible d’augmenter de façon significative au fur et à mesure de l’avancée de l’offensive, selon l’ONU. “Les agences humanitaires se concentrent pour préparer des refuges dans trois régions prioritaires au sud de Mossoul où seront hébergés les premiers déplacés”, a indiqué la même source. Selon les dernières estimations, les camps existants ne peuvent accueillir que quelques dizaines de milliers de déplacés alors qu'ils pourraient être des centaines de milliers. L’ONG Amnesty International a par ailleurs appelé hier Bagdad à s’assurer que les forces de sécurité irakiennes et les nombreuses milices paramilitaires ne commettent pas d'abus sur les civils. Selon l’ONG, les forces de sécurité et les milices ont détenu arbitrairement, torturé et exécuté des “milliers” de civils fuyant les zones tenues par l'EI dans le passé. “Après avoir échappé aux horreurs de la guerre et à la tyrannie de l’EI, les Arabes sunnites en Irak font face aux attaques brutales et vengeresses des milices et des forces gouvernementales et sont punis pour les crimes commis par le groupe”, explique Philip Luther, un responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, dans un rapport de l'ONG publié hier. “Alors que la bataille pour reprendre Mossoul est en cours, il est crucial que les autorités irakiennes prennent des mesures pour faire en sorte que ces abus épouvantables ne se reproduisent pas”, a-t-il insisté. M. T./Agences

Risques de drame humanitaire

Quelque 1,5 million de personnes vivent encore à Mossoul et pourraient se retrouver piégées par les violents combats ou être utilisées comme boucliers humains par les terroristes, comme ils l’ont fait dans d’autres villes qu’ils ont récemment perdues en Irak ces derniers mois. Devant ce risque très élevé de drame humanitaire, plusieurs organisations humanitaires ont réclamé l’instauration de couloirs sécurisés pour que les civils puissent fuir les combats, d’autant que la ville pourrait être soumise à un siège par les forces irakiennes. Ainsi, la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour l’Irak, Lise Grande, a déclaré que les gens n’étaient pour l'instant pas très nombreux à fuir Mossoul mais a fait état de possibles “importants mouvements de populations (…) d’ici cinq à six jours”. Environ 200 000 personnes pourraient être déplacées “dans les deux premières semaines”, un chiffre susceptible d’augmenter de façon significative au fur et à mesure de l’avancée de l’offensive, selon l’ONU. “Les agences humanitaires se concentrent pour préparer des refuges dans trois régions prioritaires au sud de Mossoul où seront hébergés les premiers déplacés”, a indiqué la même source. Selon les dernières estimations, les camps existants ne peuvent accueillir que quelques dizaines de milliers de déplacés alors qu'ils pourraient être des centaines de milliers. L’ONG Amnesty International a par ailleurs appelé hier Bagdad à s’assurer que les forces de sécurité irakiennes et les nombreuses milices paramilitaires ne commettent pas d'abus sur les civils.
Selon l’ONG, les forces de sécurité et les milices ont détenu arbitrairement, torturé et exécuté des “milliers” de civils fuyant les zones tenues par l'EI dans le passé. “Après avoir échappé aux horreurs de la guerre et à la tyrannie de l’EI, les Arabes sunnites en Irak font face aux attaques brutales et vengeresses des milices et des forces gouvernementales et sont punis pour les crimes commis par le groupe”, explique Philip Luther, un responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, dans un rapport de l'ONG publié hier. “Alors que la bataille pour reprendre Mossoul est en cours, il est crucial que les autorités irakiennes prennent des mesures pour faire en sorte que ces abus épouvantables ne se reproduisent pas”, a-t-il insisté.

M. T./Agences

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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