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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a laissé entendre qu’il ne remettrait pas la démission de son gouvernement, après le vote du projet de Constitution, comme affirmé, ici et là, ces derniers temps. Interrogé en marge de la cérémonie de l’adoption de la désormais nouvelle Constitution, M. Sellal, a clarifié que le changement du gouvernement relevait “exclusivement” des prérogatives du président de la République. “La question du changement du gouvernement relève exclusivement des prérogatives du président de la République et c'est à lui de juger s'il est nécessaire de le changer ou pas”, a-t-il dit. Ce qui n’est, au demeurant, pas faux. Rien n’oblige, en effet, le gouvernement à remettre sa démission. Il revient, en revanche, au Président de juger de l’opportunité politique de remanier ou pas son Exécutif. Cependant, les usages politiques voudraient qu’un nouveau gouvernement soit automatiquement installé en remplacement de celui en place, cela pour donner un minimum de crédibilité au grand chantier des réformes annoncées. En outre, cela a été toujours le cas à l’issue des différentes révisions de la loi fondamentale successivement opérées depuis l’Indépendance. Cette tradition se justifie d’autant plus que la présente Constitution oblige le président à consulter la majorité parlementaire pour désigner son Premier ministre. “Il (le président de la République, ndlr) nomme le Premier ministre, la majorité parlementaire consultée, et le démet de ses fonctions”, stipule, en effet, l’article 77, après quoi, il pourra nommer les membres du gouvernement “après consultation du Premier ministre”, (article 79.) Bouteflika pourrait maintenir Sellal dans sa fonction de Premier ministre en faisant valoir, au besoin, l’argument qu’il est déjà issu du parti majoritaire, le FLN. Un choix que le chef de l’État, et non moins président d’honneur, voire organique du FLN, pourrait, par ailleurs, justifier par sa volonté, du reste souvent réitérée, de veiller à la stabilité des institutions. Ce qui reste très plausible pour peu qu’on se fie à l’autre précision du même Sellal qui disait à la même occasion, qu’“un énorme travail attendait le staff gouvernemental pour la concrétisation des dispositions contenues dans le nouveau texte”. Tout compte fait, jamais un changement de gouvernement n’a été annoncé avant qu’il ne soit opéré. Ce qui laisse ainsi la voie encore ouverte à toutes les probabilités. Farid Abdeladim

Sellal : “C’est à Bouteflika de juger”

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a laissé entendre qu’il ne remettrait pas la démission de son gouvernement, après le vote du projet de Constitution, comme affirmé, ici et là, ces derniers temps. Interrogé en marge de la cérémonie de l’adoption de la désormais nouvelle Constitution, M. Sellal, a clarifié que le changement du gouvernement relevait “exclusivement” des prérogatives du président de la République. “La question du changement du gouvernement relève exclusivement des prérogatives du président de la République et c'est à lui de juger s'il est nécessaire de le changer ou pas”, a-t-il dit. Ce qui n’est, au demeurant, pas faux. Rien n’oblige, en effet, le gouvernement à remettre sa démission. Il revient, en revanche, au Président de juger de l’opportunité politique de remanier ou pas son Exécutif. Cependant, les usages politiques voudraient qu’un nouveau gouvernement soit automatiquement installé en remplacement de celui en place, cela pour donner un minimum de crédibilité au grand chantier des réformes annoncées. En outre, cela a été toujours le cas à l’issue des différentes révisions de la loi fondamentale successivement opérées depuis l’Indépendance. Cette tradition se justifie d’autant plus que la présente Constitution oblige le président à consulter la majorité parlementaire pour désigner son Premier ministre. “Il (le président de la République, ndlr) nomme le Premier ministre, la majorité parlementaire consultée, et le démet de ses fonctions”, stipule, en effet, l’article 77, après quoi, il pourra nommer les membres du gouvernement “après consultation du Premier ministre”, (article 79.) Bouteflika pourrait maintenir Sellal dans sa fonction de Premier ministre en faisant valoir, au besoin, l’argument qu’il est déjà issu du parti majoritaire, le FLN. Un choix que le chef de l’État, et non moins président d’honneur, voire organique du FLN, pourrait, par ailleurs, justifier par sa volonté, du reste souvent réitérée, de veiller à la stabilité des institutions. Ce qui reste très plausible pour peu qu’on se fie à l’autre précision du même Sellal qui disait à la même occasion, qu’“un énorme travail attendait le staff gouvernemental pour la concrétisation des dispositions contenues dans le nouveau texte”. Tout compte fait, jamais un changement de gouvernement n’a été annoncé avant qu’il ne soit opéré. Ce qui laisse ainsi la voie encore ouverte à toutes les probabilités.

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Sellal : “C’est à Bouteflika de juger”

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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