Accueil / Une / Silence, on dépave !
Il incommodait en quoi ce pavé, du moment qu’il embellissait beaucoup plus l’endroit qu’il ne le gênait. Il était un agréable atout dans ce circuit, propice à la flânerie du côté de la Pêcherie. “Qu’est-ce qui a bien pu motiver l’ordre à la wilaya d’Alger d’ôter le pavé centenaire de l’avenue d’Angkor, sise en contrebas de la place des Martyrs et du quartier des rampes de l’ancien Bastion d’Alger, où stationnaient les bus Chausson à destination du bled ? C’est à se le demander !” fulmine ce brave vieux loup de mer, que nous avons rencontré au seuil de l’enfilade des voûtes contiguë au Carrefour du Millénaire d’Alger : “Centenaire et à la fois immémorial, ce pavé symbolise le label haussmannien, voire le sceau même du vieil Alger !” nous dit-il, pendant que l’équipe d’ouvriers dépave de plus belle et au pic de la pioche du côté de la Pêcherie d’Alger. Quelle affligeante image, car il ne reste plus à présent, qu’une hideuse “pelade” de ce sol qui dissuade du plaisir d’une flânerie sur ce bon vieux pavé qu’on pouvait contempler du haut de l’esplanade attenante à la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (ex-Palais de la Consulaire) sis bd Amilcar-Cabral. Du reste, un épais nuage de poussière enveloppe à l’heure qu’il est, le port de plaisance, où mouille l’armada de felouques des petits pêcheurs. C’est dire que la relance du projet inhérent à la mise en valeur du Carrefour du Millénaire d’une superficie de 9 hectares, n’est pas sans casse sur l’aspect esthétique de la capitale : “La reprise de l’ébauche inhérente à l’essor et à l’amélioration du cadre bâti de la capitale à l’horizon 2009-2029 s’inscrit dans le planning d’action de l’autorité de la wilaya, après repérage et levée des difficultés devant gêner la mise en œuvre de l’aménagement des espaces de la ville d’Alger, à l’instar de trois restaurants et la réfection de la Pêcherie d’Alger”. Ainsi fut la réponse, on s’en souvient du premier ministre lors d’une séance de questions orales à l’hémicycle du bd Zighoud-Youcef. De la sorte, osons une question à brûle-pourpoint : il incommodait en quoi ce pavé, du moment qu’il embellissait beaucoup plus l’endroit qu’il ne le gênait ? D’autant qu’il s’ajoutait à d’agréables atouts dans ce circuit, si propice à la flânerie dans “l’Alger, ce pôle de distraction et de loisirs à l’orée de l’été 2016, qu’il est convenu d’inauguré dès le retour de la belle saison”. Donc, la préservation et la protection du pavé auraient contribué à limiter un tant soit peu les frais inscrits dans l’enveloppe budgétaire d’un montant de 500 millions de DA, qu’ont alloué les collectivités locales au titre des dépenses pour la réhabilitation d’Alger la Blanche, qu’avait annoncé le wali d’Alger, lors de sa sortie au début de ce mois pour livrer aux Algérois la primeur d’un plan d’aménagement de la capitale à l’orée 2012-2035. Certes il est pertinent de restituer à la capitale son statut d’un relais portuaire de la Méditerranée, qu’Alger n’aurait jamais dû perdre ! À condition d’aider Alger à garder ses repères et ses pavés que bien de villes méditerranéennes nous envient! Si on veut une preuve d’une “casse” à l’emporte-pièce et à la hussarde, celle-ci est à chercher dans la récente démolition de la pergola des deux “chalets dits de la nécessité” du square Port-Saïd (ex-square Bresson) qu’était en face du mythique café de l’Indépendance sous les arcades de l’avenue Abane-Ramdane. Et depuis la perte de la pergola de l’ancien square Aristide-Briand, gît un tas de gravats à côté du bloc des toilettes et de la consigne de bagages creusés dans le sol en l’an 1934. Pour conclure, sachant, qu’avec la perte de nos services des Ponts et Chaussées, nos municipalités n’ont jamais su remettre en place les dalles de trottoirs, après le premier coup de pioche et de… grâce, qu’avaient opéré les autorités en l’an 1982. Alors que dire du rangement d’un pavé…! Et depuis, les trottoirs de nos avenues Larbi Ben M’hidi, Didouche-Mourad et Mohamed-Belouizdad n’incitent plus à la promenade, mais aux palabres au sujet d’interminables travaux de trottoirs. Alors que dire du pavé ? Louhal N.

Silence, on dépave !

Il incommodait en quoi ce pavé, du moment qu’il embellissait beaucoup plus l’endroit qu’il ne le gênait. Il était un agréable atout dans ce circuit, propice à la flânerie du côté de la Pêcherie.

“Qu’est-ce qui a bien pu motiver l’ordre à la wilaya d’Alger d’ôter le pavé centenaire de l’avenue d’Angkor, sise en contrebas de la place des Martyrs et du quartier des rampes de l’ancien Bastion d’Alger, où stationnaient les bus Chausson à destination du bled ? C’est à se le demander !” fulmine ce brave vieux loup de mer, que nous avons rencontré au seuil de l’enfilade des voûtes contiguë au Carrefour du Millénaire d’Alger : “Centenaire et à la fois immémorial, ce pavé symbolise le label haussmannien, voire le sceau même du vieil Alger !” nous dit-il, pendant que l’équipe d’ouvriers dépave de plus belle et au pic de la pioche du côté de la Pêcherie d’Alger. Quelle affligeante image, car il ne reste plus à présent, qu’une hideuse “pelade” de ce sol qui dissuade du plaisir d’une flânerie sur ce bon vieux pavé qu’on pouvait contempler du haut de l’esplanade attenante à la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (ex-Palais de la Consulaire) sis bd Amilcar-Cabral. Du reste, un épais nuage de poussière enveloppe à l’heure qu’il est, le port de plaisance, où mouille l’armada de felouques des petits pêcheurs. C’est dire que la relance du projet inhérent à la mise en valeur du Carrefour du Millénaire d’une superficie de 9 hectares, n’est pas sans casse sur l’aspect esthétique de la capitale : “La reprise de l’ébauche inhérente à l’essor et à l’amélioration du cadre bâti de la capitale à l’horizon 2009-2029 s’inscrit dans le planning d’action de l’autorité de la wilaya, après repérage et levée des difficultés devant gêner la mise en œuvre de l’aménagement des espaces de la ville d’Alger, à l’instar de trois restaurants et la réfection de la Pêcherie d’Alger”. Ainsi fut la réponse, on s’en souvient du premier ministre lors d’une séance de questions orales à l’hémicycle du bd Zighoud-Youcef. De la sorte, osons une question à brûle-pourpoint : il incommodait en quoi ce pavé, du moment qu’il embellissait beaucoup plus l’endroit qu’il ne le gênait ? D’autant qu’il s’ajoutait à d’agréables atouts dans ce circuit, si propice à la flânerie dans “l’Alger, ce pôle de distraction et de loisirs à l’orée de l’été 2016, qu’il est convenu d’inauguré dès le retour de la belle saison”. Donc, la préservation et la protection du pavé auraient contribué à limiter un tant soit peu les frais inscrits dans l’enveloppe budgétaire d’un montant de 500 millions de DA, qu’ont alloué les collectivités locales au titre des dépenses pour la réhabilitation d’Alger la Blanche, qu’avait annoncé le wali d’Alger, lors de sa sortie au début de ce mois pour livrer aux Algérois la primeur d’un plan d’aménagement de la capitale à l’orée 2012-2035. Certes il est pertinent de restituer à la capitale son statut d’un relais portuaire de la Méditerranée, qu’Alger n’aurait jamais dû perdre ! À condition d’aider Alger à garder ses repères et ses pavés que bien de villes méditerranéennes nous envient! Si on veut une preuve d’une “casse” à l’emporte-pièce et à la hussarde, celle-ci est à chercher dans la récente démolition de la pergola des deux “chalets dits de la nécessité” du square Port-Saïd (ex-square Bresson) qu’était en face du mythique café de l’Indépendance sous les arcades de l’avenue Abane-Ramdane. Et depuis la perte de la pergola de l’ancien square Aristide-Briand, gît un tas de gravats à côté du bloc des toilettes et de la consigne de bagages creusés dans le sol en l’an 1934. Pour conclure, sachant, qu’avec la perte de nos services des Ponts et Chaussées, nos municipalités n’ont jamais su remettre en place les dalles de trottoirs, après le premier coup de pioche et de… grâce, qu’avaient opéré les autorités en l’an 1982. Alors que dire du rangement d’un pavé…! Et depuis, les trottoirs de nos avenues Larbi Ben M’hidi, Didouche-Mourad et Mohamed-Belouizdad n’incitent plus à la promenade, mais aux palabres au sujet d’interminables travaux de trottoirs. Alors que dire du pavé ?

Louhal N.

l’article complet

Votre Publicité ici

À propos philhadj

Laisser une réponse

Une

Silence, on dépave !

Par philhadj Temps de lecture: 3 min
0