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Dans le communiqué final des négociations d’Astana, les participants ont insisté sur la préservation de l’unité territoriale de la Syrie, de sa souveraineté, mais aussi du “caractère multiracial, démocratique et non-confessionnel” du pays. Les négociations d’Astana, au Kazakhstan, sur la Syrie, ont abouti au projet de la mise en place d’un “mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, qui sera supervisé par la Russie, la Turquie et l’Iran, les parrains de ce dialogue entre l’opposition politico-armée et le régime de Damas. “La Turquie, la Russie et l'Iran ont convenu de mettre en place un mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, a indiqué une source turque de Sputnik. “Les parties (impliquées dans cette crise) ont décidé de créer un mécanisme de contrôle tripartite pour garantir le respect complet du cessez-le-feu, éviter toute provocation et élaborer des mécanismes régissant le cessez-le-feu”, a indiqué le communiqué final, dont des extraits ont été rapportés par l’agence de presse syrienne Sana. “Les parties précitées (Moscou, Téhéran et Ankara, ndlr) essaieront, via des pas tangibles et en utilisant leurs influences sur les parties (syriennes), à consolider le régime du cessez-le-feu, réalisé conformément aux arrangements signés le 29 décembre 2016 et à la résolution 2336 du Conseil de sécurité (CS) de l’an 2016, et ce, dans le but de réduire la violence et les violations, d’établir la confiance et d’assurer l’accès rapide et sans obstacles des aides humanitaires conformément à la résolution 2165 du CS, la protection aux civils et la liberté de leur déplacement en Syrie”, lit-on encore dans le communiqué final. “Il n'y a pas de solution militaire au conflit, qui ne peut être réglé qu'à travers un processus politique”, mentionne le document signé par les trois pays qui ont décidé d’unir leurs efforts pour relancer un dialogue inter-syrien, soumis à une influence négative de l’Arabie saoudite et de ces alliés du Golfe et de certaines capitales occidentales. Par ailleurs, cette déclaration finale n'a pas été signée par les deux délégations syriennes, qui ne négocient pas face à face, mais présentée par les parrains de la rencontre d'Astana. “La rencontre d'Astana a réussi à atteindre l'objectif de consolider le cessez-le-feu pour une période donnée, montrant le chemin vers un dialogue entre les Syriens”, s'est félicité, lors d'une conférence de presse, le principal négociateur du régime, Bachar Jaafari, a rapporté l’AFP. “Il n'y avait qu'un objectif à Astana : consolider le cessez-le-feu et le régime”, a-t-il ajouté. Autre avancée de cette rencontre de deux jours, l’opposition syrienne est invitée à participer aux discussions de Genève qui devraient avoir lieu le 8 février prochain, lit-on sur le site de l’agence officielle Sana. Le grand rendez-vous d’Astana marque ainsi un grand virage dans la gestion d’une crise syrienne qui, jusque-là, était soumise à un malsain jeu géopolitique des plus périlleux, provoquant une des pires crises de réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1939-1945. Lyès Menacer

Syrie : des avancées politiques, l’opposition invitée à Genève

Dans le communiqué final des négociations d’Astana, les participants ont insisté sur la préservation de l’unité territoriale de la Syrie, de sa souveraineté, mais aussi du “caractère multiracial, démocratique et non-confessionnel” du pays.

Les négociations d’Astana, au Kazakhstan, sur la Syrie, ont abouti au projet de la mise en place d’un “mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, qui sera supervisé par la Russie, la Turquie et l’Iran, les parrains de ce dialogue entre l’opposition politico-armée et le régime de Damas. “La Turquie, la Russie et l'Iran ont convenu de mettre en place un mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, a indiqué une source turque de Sputnik. “Les parties (impliquées dans cette crise) ont décidé de créer un mécanisme de contrôle tripartite pour garantir le respect complet du cessez-le-feu, éviter toute provocation et élaborer des mécanismes régissant le cessez-le-feu”, a indiqué le communiqué final, dont des extraits ont été rapportés par l’agence de presse syrienne Sana. “Les parties précitées (Moscou, Téhéran et Ankara, ndlr) essaieront, via des pas tangibles et en utilisant leurs influences sur les parties (syriennes), à consolider le régime du cessez-le-feu, réalisé conformément aux arrangements signés le 29 décembre 2016 et à la résolution 2336 du Conseil de sécurité (CS) de l’an 2016, et ce, dans le but de réduire la violence et les violations, d’établir la confiance et d’assurer l’accès rapide et sans obstacles des aides humanitaires conformément à la résolution 2165 du CS, la protection aux civils et la liberté de leur déplacement en Syrie”, lit-on encore dans le communiqué final. “Il n'y a pas de solution militaire au conflit, qui ne peut être réglé qu'à travers un processus politique”, mentionne le document signé par les trois pays qui ont décidé d’unir leurs efforts pour relancer un dialogue inter-syrien, soumis à une influence négative de l’Arabie saoudite et de ces alliés du Golfe et de certaines capitales occidentales. Par ailleurs, cette déclaration finale n'a pas été signée par les deux délégations syriennes, qui ne négocient pas face à face, mais présentée par les parrains de la rencontre d'Astana. “La rencontre d'Astana a réussi à atteindre l'objectif de consolider le cessez-le-feu pour une période donnée, montrant le chemin vers un dialogue entre les Syriens”, s'est félicité, lors d'une conférence de presse, le principal négociateur du régime, Bachar Jaafari, a rapporté l’AFP. “Il n'y avait qu'un objectif à Astana : consolider le cessez-le-feu et le régime”, a-t-il ajouté.
Autre avancée de cette rencontre de deux jours, l’opposition syrienne est invitée à participer aux discussions de Genève qui devraient avoir lieu le 8 février prochain, lit-on sur le site de l’agence officielle Sana. Le grand rendez-vous d’Astana marque ainsi un grand virage dans la gestion d’une crise syrienne qui, jusque-là, était soumise à un malsain jeu géopolitique des plus périlleux, provoquant une des pires crises de réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1939-1945.

Lyès Menacer

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