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Inauguré par le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, en présence du ministre italien des Infrastructures et des Transports, Graziano Delrio

Une dynamique contrariée

Inauguré par le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, en présence du ministre italien des Infrastructures et des Transports, Graziano Delrio, le Salon international des travaux publics d'Alger (Sitp 2015) a ouvert ses portes mercredi au Palais des expositions (Pins-Maritimes).
Le salon, qui en est à sa 13e édition, a enregistre cette année la participation de 360 exposants, dont 167 entreprises venant de 12 pays, dont l’Italie, invitée d'honneur. Outre l’invité d’honneur et les entreprises algériennes, les 23 000 m2 dédiés à l’exposition accueillent des entreprises venues d’Allemagne, de Belgique, de Chine, d’Espagne, de France, de Hongrie, d'Indonésie, du Portugal, de Roumanie, de Tunisie et de Turquie. Réservée exclusivement aux professionnels du secteur, cette manifestation économique se déroulera cette année sous le thème “Les infrastructures de base, un vecteur de développement économique : construisons et préservons”. Durant cinq jours d’exposition, le salon se propose d’offrir aux participants, non seulement des opportunités de partenariat, mais aussi de présenter les nouveautés en matière des grands travaux d'infrastructures et d'ouvrages d’art, des travaux d'entretien routier et des équipements.
Il faut dire que le secteur des BTP, essentiel pour le développement économique, bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics depuis de nombreuses années. Boosté par des programmes d’investissements publics importants, le secteur du BTP enregistre une croissance annuelle de 10%. Comme l’a expliqué le ministre lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre italien, en marge de l’inauguration du salon, l’Algérie est passée, en l’espace de quinze ans, de 200 entreprises dans les travaux publics à 3 800 entreprises actuellement, ce qui lui a permis “un développement rapide de ses infrastructures de base, qui contribueront, quant à elles, dans le développement du pays et de sa croissance économique”.
“Ce que nous avons vu aujourd’hui est la restitution parfaite de la façon dont l’outil national a évolué grâce aux différents plans de charge dégagés par l’État dans le domaine des travaux publics”, a-t-il ajouté. Reste que la conjoncture actuelle caractérisée par la chute des prix du pétrole qui grève les ressources de l’État risque d’essouffler cette dynamique. Il faut rappeler que pour tenter de maîtriser le budget de l’État, les autorités tentent de freiner un maximum de projets, notamment des grands projets non encore entamés et qui sont à l’arrêt. En évoquant une rationalisation des dépenses, Abdelmalek Sellal avait, dans un premier temps, ordonné le gel des projets dont l’étude n’a pas encore commencé.
Ensuite, une autre note a été adressée aux responsables locaux les enjoignant de suspendre tous les projets non encore lancés. La dernière note va plus loin en enjoignant les autorités locales de faire l’impasse sur les chantiers dont les travaux n’ont pas atteint 50% d’avancement. Cette situation engendrera forcément l’arrêt de centaines, voire des milliers, d’importants chantiers. Pour les observateurs, les entreprises du secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (BTPH) sont les premières à subir les conséquences des restrictions budgétaires décidées par le gouvernement avec un rétrécissement de leurs plans de charge. Le secteur des travaux public a, certes, connu un grand boom depuis quinze années. Gageant que cette crise économique que connaît notre pays ne causera pas la débâcle de ce secteur pourvoyeur de richesses et sur lequel repose la réponse aux deux plus importantes demandes sociales que sont l’emploi et le logement.

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Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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