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Même si la célébration du nouvel an berbère Yennayer a tendance à disparaître dans l’antique Igilgili

Une fête qui disparaît au fil du temps

Même si la célébration du nouvel an berbère Yennayer a tendance à disparaître dans l’antique Igilgili, certaines familles jijéliennes, notamment celles habitant les zones montagneuses, ne ratent jamais cet événement qui leur permet de parler d’histoire autour d’un repas particulier. La célébration de Yennayer diffère pourtant d’une région à une autre. À Ziama Mansouriah, extrême ouest de Jijel, Yennayer est considéré comme une fête nationale qui ne passe pas inaperçue. Les familles se regroupent pour la préparation d’un couscous traditionnel agrémenté de poulet et de légumes de saison. Ce sont généralement les femmes les plus âgées du village qui s’attellent à cette tâche tandis que les jeunes filles préparent des crêpes kabyles appelées “thirghrifine” et “lesfanj”, des beignets traditionnels. Certains habitants de la localité de Boublatène égorgent un coq et une poule et achètent des œufs pour les faire cuire aux enfants. Ce jour sera caractérisé par un dîner copieux qui fera le bonheur de tous les habitants du village qui seront au rendez-vous juste après la prière d’El-Icha. À Jijel-ville, le nouvel an berbère n’a pas une grande importance pour la majeure partie des citadins. Bien que quelques familles tiennent toujours à le célébrer en préparant des plats à base de poulet et de fetat (Des feuilles de pâtes très fines faites avec de la semoule).
Par ailleurs, dans les régions est de Jijel, le nouvel an berbère commence à s’effacer des us et des coutumes des populations au point que beaucoup ne savent même pas qu’il est célébré le 12 janvier. Seules les personnes âgées accordent une réelle importance à ce jour marqué dans l’histoire de l’Algérie. “Yennayer ne doit pas passer inaperçu puisqu’il fait partie intégrante de l’histoire laissée par nos ancêtres, chaque année on égorge deux poulets ou une dinde pour faire un bon couscous en famille. Cela nous permet d’améliorer notre quotidien et de renforcer les liens familiaux”, dira Bachir, âgé d’une soixantaine d’années, que nous avons rencontré au souk hebdomadaire de Harraten.

Un riche programme mis au point
Pour ce qui est de la célébration officielle, un programme varié a été mis au point par la direction de la culture. Nous apprendrons qu’une exposition de produits artisanaux et traditionnels amazighs sera organisée à la maison de la culture Omar-Oussedik. Des associations culturelles telles que Amghar Achgouf de la commune d’Adekkar (Béjaïa) et le groupe Ichaouiyen de la wilaya de Khenchela, participeront à cet événement culturel.
Selon les services de la maison de la culture, une conférence sur l’histoire de Yennayer aura lieu au courant de la semaine à la salle de la cité administrative.
L’histoire de Yennayer, victoire du guerrier berbère Chachnak contre l’empereur Ramsès III, sera le sujet principal de cette conférence spécialement destinée aux élèves des cycles primaire et moyen. Nous apprendrons également que la direction de l’action sociale (DAS) a également concocté un programme spécial pour les enfants handicapés et ceux aux besoins spécifiques.
Des activités dont les thèmes sont en rapport direct avec cet événement, seront organisées par les enfants pris en charge par ce secteur.
Nous citerons un défilé de mode, des danses traditionnelles, des rites, des sketchs, des plats culinaires et d’autres coutumes algériennes qui feront le bonheur de tous.

MOULOUD S.

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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