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C’est une longue quête de la connaissance et de la vérité qu’a entreprise, ce vendredi 1er janvier 2016, une jeunesse à la recherche de repères et surtout d’un idéal perdu.

Une jeunesse à la recherche d’un idéal perdu !

C’est une longue quête de la connaissance et de la vérité qu’a entreprise, ce vendredi 1er janvier 2016, une jeunesse à la recherche de repères et surtout d’un idéal perdu.

Ils affluent de partout de la terre d’Algérie et ils sont pour la plupart âgés entre vingt et trente-cinq ans. Ils avancent, jouent des coudes, brisent les barrières et les cordons sécuritaires pour accompagner le défunt révolutionnaire Hocine Aït Ahmed, jusqu’à sa dernière demeure, au sommet des hautes montagnes de la commune d’Ath-Yahia, dans la daïra de Aïn El-Hammam.
Ils constituent au moins 70% du cortège funèbre. Ils n’ont qu’une image de lui. Une voix et quelques notions de son parcours combien pourtant légendaire. Rares sont parmi eux ceux qui, un jour, l’ont rencontré ou connu de près. Mais il y a tant d’idéaux qu’ils partagent visiblement avec lui. Il y a comme un sentiment d’injustice et de révolte partagé qui remonte d’abord à l’“Indépendance confisquée” et jusqu’à ensuite l’“exil forcé”. Il y a un combat et un besoin de réconciliation avec son identité et tout au long de cette marche funèbre vers l’ultime demeure, au hameau Ath-Ahmed, ils ne cessent de scander : “Imazighen, Imazighen”. Ils lui parlent. Ils le chantent. Ils le prient presque de revenir pour recommencer à nouveau, mais cette fois-ci, tous avec lui, le combat pour une Algérie rêvée. Ils le regrettent. Ils le pleurent. Et ils auraient aimé vivre en son temps, durant cette époque où Da L’Hocine avait encore l’âge et la force de se battre. Ils sont des milliers derrière lui. Ils sont venus s’abreuver de sa grandeur.
Humer le parfum de l’amour véritable de la patrie et le courage de vivre dans la dignité. Ils veulent ressortir plus forts et plus déterminés de ce triste mais grandiose événement qui fait vibrer toute la région de Kabylie. Ils ne croient presque pas à sa mort et à mesure que Si L’Hocine se rapproche de la tombe, ils scandent “Assa azzeka, Si L’Hocine yella yella” (aujourd’hui, demain, Si L’Hocine est et sera toujours là).
Un jeune médecin qui, contrairement à beaucoup de gens de sa génération, a eu le privilège de le connaître, raconte cette anecdote pour le moins émouvante.
Il s’appelle Hakim Bouâgache, il est de la famille de Da L’Hocine et témoin de la scène : “C’était à Paris, vers la fin 1998. Hocine Aït Ahmed passait par une ruelle pour rejoindre son hôtel préféré. Il faisait nuit. C’est alors que j’entends une voiture qui s’arrête brusquement, une porte qui s’ouvre, puis un bruit de pas de chaussures qui avance à vive allure. Une très jolie jeune femme venait en courant vers D’da L’Hocine. Une fois devant lui, elle criait pour alerter son père : c’est lui, c’est lui. Elle parlait français et arabe mais pas kabyle. Elle était originaire de M’sila (250 km au sud-est d’Alger, ndlr). Elle parlait avec beaucoup d’émotion pour expliquer à son idole révolutionnaire et politique qu’elle n’a jamais raté aucune de ses conférences publiques ou interventions médiatiques. Mais à la fin, elle lui a dit quelque chose qui l’a beaucoup ému : ‘Vous êtes tout ce que l’Algérie a perdu et tout ce qu’il lui reste d’espoir’.” L’idole est partie, mais l’espoir est toujours présent !

M. M.

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Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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