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Krim Yacine, ex-DG de l’Étusa, nommé récemment à la tête du Groupe Tourisme et Hôtellerie, n’a même pas eu le temps de faire le tour du propriétaire pour être relevé de ses fonctions(...)

Valse de nominations et… limogeage

Krim Yacine, ex-DG de l’Étusa, nommé récemment à la tête du Groupe Tourisme et Hôtellerie, n’a même pas eu le temps de faire le tour du propriétaire pour être relevé de ses fonctions, trois jours après son installation par le département d’Amar Ghoul, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, qui n’a pas soufflé mot à ce propos.
La passation de consignes a pourtant, bel et bien, eu lieu entre le nouveau venu et Abdenacer El-Ouardi, ex-président de l’ex-Gestour, qui a fait prévaloir ses droits à la retraite. Ce dernier, qui n’a même pas eu l’occasion de rencontrer ne serait-ce qu’une seule fois Amar Ghoul, pourtant ministre du secteur depuis plus de huit mois, vient de céder sa place à un personnage plutôt connu par Amar Ghoul pour avoir été ministre des Transports. Cela n’a pas pour autant intercédé en sa faveur, provoquant la plus grande stupeur avec un départ des plus énigmatiques.
Amar Ghoul, quant à lui, ne semble pas s’embarrasser de pareilles pratiques et poursuit une série de changements et de nouvelles nominations dont certaines suscitent “le doute et la déception”, voire “la colère”. Cet état de fait concernerait, notamment, l’actuel secrétaire général du ministère qui cumulerait deux fonctions en occupant, désormais, celle de président du conseil d’administration du
Groupe Tourisme et Hôtellerie ou encore l’inspecteur général qui, lui, aurait été nommé également président du CA de Dounya Parc. “Il n’a pas le droit de faire cela”, dénoncent certains cadres du secteur du tourisme qui font part “d’un cafouillage sans précédent”. Ils déplorent “être tenus à l’écart et de ne rien comprendre à ce qui se passe” et craignent, tout en restant dans l’expectative, “un avenir incertain”.
Rappelons que Gestour a fait l’objet de restructuration tronquant le statut de SEPT par la création d’un groupe avec des filiales, à savoir El-Djazaïr, El-Aurassi, Safir, Annaba et Tlemcen. “Depuis la restructuration de Gestour en groupe de tourisme, nous nous retrouvons les poings liés dans la mesure où le changement au sommet n’a pas été suivi d’effet sur le fonctionnement des unités aujourd’hui reparties sur cinq filiales”, déplorent les cadres du secteur, poursuivant : “Jusqu’au jour d’aujourd’hui, personne n’est en mesure de vous expliquer dans le détail ce nouveau schéma puisque nous-mêmes, en tant que cadres, nous ne l’avons pas encore compris. C’est quand même incroyable que l’on puisse procéder à des changements extrêmes sans que l’on maîtrise réellement le processus, oubliant dans le sillage le pôle du Sud qui mérite un plus grand intérêt”, ont insisté nos interlocuteurs, qui attestent “du morcellement du patrimoine existant sans se soucier de l’avenir du tourisme algérien”.
Certes, le secteur du tourisme, comme tous les autres d’ailleurs, a besoin de sang neuf. Les anciens cadres dont les parcours, pour certains, sont parlants, doivent savoir céder leur place à la relève. Pour peu que relève il y ait…

Nabila Saïdoun

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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