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Véhicules neufs : des augmentations excessives et abusives

Depuis le mois d’août dernier, les concessionnaires automobiles ont opéré des augmentations à hauteur de 50 et 90% sur les citadines et de 100 à 120 % sur les berlines et les tout-terrain.

Le véhicule neuf est cher. Trop cher au vu des augmentations opérées par les concessionnaires automobiles qui affichent des prix qui donnent le tournis. Hormis trois marques, dont deux européennes et une chinoise, le reste des concessionnaires a revu à la hausse les anciens tarifs affichés sur les catalogues et au niveau des showrooms.
Ainsi, en moins de quatre semaines, les petites citadines (segment A), autrefois affichées entre 999 000 et 1 120 000 DA, sont passées à 1 499 000 DA et 2 100 000 DA, alors que les citadines (segment A+ et B) sont passées de 1 200 000 DA et 1 300 000 DA à 2 100 000 DA et à 3 000 000 DA. Le segment M, dont font partie les berlines, mais aussi les véhicules Premium ont enregistré des augmentations substantielles de 100 à 120%.
Cette révision à la hausse a également touché les véhicules tout-terrain qui passent du simple au double pour les marques asiatiques et du simple au triple pour les marques européennes. À titre illustratif les modèles qui se vendaient à 2 300 000 DA sont passés à 5 millions de dinars alors que les modèles du 4X4 qui étaient cédés à 2 900 000 DA avoisinent, actuellement, 7 millions de dinars. Il est clair que les prix sont libres et que le marché de l’automobile est assujetti, à l’instar de tous les commerces, au principe de l’offre et de la demande en temps de crise. Mais, le commun des mortels estime que les marges bénéficiaires des concessionnaires dépassent les seuils tolérés et les prévisions du marché. Cette flambée n’est pas sans conséquences sur le marché de l’occasion qui lui aussi, enregistre des prix à la limite de l’inaccessibilité pour les petites et moyennes bourses. Bien mieux, la flambée des prix a sensiblement touché la pièce de rechange chez les concessionnaires automobiles allant de 20 à 45%. Hormis les révisions de routine (packs vidanges) et accessoires, les prestations de service chez les vendeurs des véhicules neufs ont connu une hausse inattendue.
Dans les mois à venir, les tarifs des véhicules neufs, des véhicules d’occasion (avec l’instauration de nouvelles taxes par la loi de finances de 2017), mais aussi de la pièce de rechange connaîtront une forte hausse.
Cela pourrait même compromettre la participation de beaucoup de marques à la 20e édition du Salon international de l’automobile d’Alger (SIAA-2017) qui se déroulera au mois de mars prochain. Cette nouvelle situation, à laquelle les nouveaux acquéreurs devront désormais s’habituer, a débouché sur des abus sanctionnés par la loi. En effet, des enquêtes menées (d’autres en cours) par le ministère du Commerce font ressortir que des concessionnaires ont revu les prix à la hausse des véhicules commandés en janvier et mars 2016.
Or s’agissant d’une telle situation, si le client refuse la solution à l’amiable, le concessionnaire doit, sous huitaine, reverser au client l’acompte ou le montant intégral versé avec une pénalité représentant 10% du prix du véhicule et la loi prévoit le paiement d’une amende allant de
50 000 à 500 000 DA et des poursuites judiciaires. Le client doit savoir que l’article 29 du décret exécutif relatif aux conditions d’exercice de l’activité des concessionnaires de véhicules neufs, stipule que “le prix de vente figurant sur le bon de commande du véhicule neuf doit être ferme, non révisable et non actualisable à la hausse”.

FARID BELGACEM

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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