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Conclu il y a six mois au terme d'un marathon diplomatique, l’accord sur le nucléaire iranien de Vienne, a été bel et bien respecté par Téhéran, selon l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Washington mécontente Riyad et Tel Aviv

Conclu il y a six mois au terme d'un marathon diplomatique, l’accord sur le nucléaire iranien de Vienne, a été bel et bien respecté par Téhéran, selon l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Comme convenu, les sanctions économiques qui frappaient l’Iran depuis presque trois décennies, ont été levées hier. Si l’entrée en vigueur effective de cet accord permet à Téhéran de récupérer ses avoirs gelés dans les banques occidentales et lui ouvrent de grandes perspectives sur le plan économique, elle est accompagnée, au grand dam de l’Arabie Saoudite et d’Israël, d’un rapprochement irano-américain. Ceci étant, une fois que l’AIEA a certifié que l’Iran avait bien respecté toutes ses obligations destinées à garantir la nature strictement pacifique de son programme nucléaire, l’accord nucléaire historique entre l'Iran et les grandes puissances est entré en vigueur samedi. Les États-Unis, l'Union européenne et l'ONU ont précisé que cette décision avait un effet immédiat. Elle met fin à un contentieux de plus de treize ans. Il y a lieu de signaler que la levée de l’intégralité des sanctions sera échelonnée sur dix ans, et durant 15 ans les mesures pourront être automatiquement rétablies en cas de manquements de Téhéran. Quant aux effets de l’entrée en vigueur de cet accord, les analystes soulignent l’autre signe de détente entre Téhéran et Washington. Ayant rompu leurs relations diplomatiques en 1980, elles ont annoncé dans la même journée de samedi la libération de quatre Irano-Américains détenus en Iran, dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian, en échange de sept Iraniens détenus aux États-Unis. Ce rapprochement amorcé entre les États-Unis et l'Iran, constitue une évolution, qui est loin de plaire aux alliés traditionnels de l'Amérique dans la région, en l’occurrence l’Arabie Saoudite et Israël en tête, qui redoutent l’influence de la puissance iranienne. Dès samedi, l’État hébreu a réagi en affirmant que Téhéran n'avait “pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires”. “La politique d'Israël a été et restera exactement celle qui a été suivie: ne pas permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire”, a affirmé le Chef du gouvernement israélien lors du Conseil des ministres hier, selon un communiqué de son bureau. En fustigeant samedi “le bilan de l’Iran en matière de guerre, de destruction, de terrorisme, de déstabilisation et d'ingérence dans les affaires d'autres pays”, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a étalé le mécontentement de Riyad vis-à-vis de l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire iranien. Reste à savoir comment les États-Unis envisagent de réchauffer les liens avec l’Iran sans agacer leur allié saoudien, comme s’est interrogé Alberto Fernandez, vice-président du Middle East Media Research Institute et ancien ambassadeur US. Par ailleurs, les milieux économiques se tiennent prêts depuis plusieurs mois à revenir en Iran, un pays qui dispose des quatrièmes réserves de brut au monde, et des deuxièmes de gaz. Membre de l'Opep, il peut désormais exporter à nouveau librement son pétrole. Le président iranien Hassan Rohani a immédiatement salué une “victoire glorieuse” pour le “peuple” iranien.

Merzak Tigrine

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Washington mécontente Riyad et Tel Aviv

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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